Les conversations de Salerne

le samedi 28 mai 2011 de 09:30 à 17:00

L’alcazar
Bibliothèque de Marseille à vocation régionale
58 cours Belsunce
13001 Marseille

Renseignements et inscriptions

Julien Rodier : 04 91 38 97 44
Courriel : julien.rodier@ap-hm.fr


Dis-moi ce que tu manges… Alimentation et santé en Méditerranée

Parce que l’alimentation est un sujet qui touche aux caractéristiques et aux savoir-faire d’un territoire, à l’économie locale et mondiale, à
la santé et à la culture, aux pratiques sociales et aux échanges affectifs, elle implique une approche fortement interdisciplinaire. C’est
pourquoi, les Conversations de Salerne 2011 se consacrent à ce thème en l’inscrivant dans l’aire méditerranéenne.

Depuis l’antiquité, en passant par le haut Moyen-Âge et jusqu’à l’époque contemporaine, le régime méditerranéen a inspiré poètes et
médecins. Les premiers en ont célébré les plaisirs de la bouche, les seconds en ont vanté les vertus sanitaires. Les proses salernitaines
faisant référence à des régimes particuliers issus des plus hautes autorités de l’école de médecine de Salerne au Xème et XIème siècle
en sont un des exemples.

Aujourd’hui encore, les cancérologues, les diabétologues et autres spécialistes de maladies liées à l’alimentation reconnaissent
le régime crétois comme l’un des meilleurs pour la santé. Si pendant longtemps, la santé publique s’est préoccupée de la sous-nutrition
en Méditerranée, c’est désormais la mauvaise qualité de l’alimentation qui est en cause. La « malbouffe » des industries agroalimentaires
est devenue un facteur de risque identifié pour de nombreuses maladies cardio-vasculaires, le diabète, l’obésité, le cancer.

A cet égard, il est important de souligner l’amorce d’un virage dans les stratégies des grands groupes vers la production d’aliments
« sains », pariant sur le développement du marché des « alicaments ».

Des études ont montré que les cultures fortement organisées autour du repas comme rituel familial, culturel, collectif ou religieux
résistent mieux aux effets délétères de la généralisation de l’alimentation industrielle.
Aussi, le capital santé d’un individu relève non seulement de la qualité de ce qu’il mange mais également des conditions sociales, culturelles et
affectives dans lesquelles il mange.
La Méditerranée peut-elle alors mobiliser son héritage culturel et ses ressources naturelles pour échapper aux méfaits de la standardisation
alimentaire ?


Présentation de la journée