Dépistage précoce de la surdité

L’assemblée nationale a adopté dans la nuit du 30 novembre au 1° décembre en première lecture une proposition de loi visant à généraliser le dépistage de troubles de l’audition chez les nouveaux-nés.


L’Assemblée nationale a adoptédans la nuit du 30 novembre au 1° décembre en première lecture une proposition de loi visant à généraliser le dépistage de troubles de l’audition chez les nouveaux-nés.

Le texte qui émane des députés UMP, Jean-Pierre Dupont, Jean-François Chossy et Edwige Antier, prévoit donc un dépistage de troubles éventuels de l’audition "avant la fin du troisième mois" de l’enfant, après un premier examen dès la maternité.
Cette décision suscite néanmoins une certaine polémique.

la fédération nationale des sourds de France a manifesté son mécontement :"Autant nous sommes pour un dépistage précoce, autant nous sommes contre la mise en place d’un dépistage néonatal. La désignation de la surdité, comme affection grave relevant d’un problème de santé publique, est inacceptable. Nous, sourds, ne sommes pas des malades à soigner," confiait hier ses représentants à l’AFP.

En 2007, le Comité Consultatif National d’Ethique avait publié un avis concernant le dépistage systématique de la surdité chez l’enfant ([avis n°103->http://www.ccne-ethique.fr/docs/CCNE-Ethique_et_surdite.pdf)