Remise du rapport de la commission sur la fin de vie en France à la présidence de la république

Ce mardi 18 décembre, le professeur Didier Sicard a remis son rapport au président de la république concernant la fin de vie en France.


Ce mardi 18 décembre, le professeur Didier Sicard a remis son rapport au président de la république concernant la fin de vie en France.

le rapport

L’Elysée a annoncé qu’il saisira très prochainement le Comité Consultatif national d’éthique pour un avis concernant trois points essentiels avant la présentation d’un projet de loi sur la fin de vie au parlement vers la fin mai 2013. Les trois points en question sont les suivants :

  1. Comment améliorer le recueil et l’application des directives anticipées émises par les patients
  2. Comment « permettre à un malade autonome et conscient atteint d’une maladie grave et incurable d’être accompagné et assisté dans sa volonté de mettre lui-même un terme à sa vie ».
  3. « Comment rendre plus dignes les derniers moments d’un patient.. »

Dans sa conclusion, le rapport rappelle deux observations importantes :

  • L’application insuffisante de la loi du 4 mars 2002 et de la loi Leonetti
  • Les inégalités au moment de la fin de vie

Le rapport souligne aussi certains impératifs tout aussi importants :

  • respecter de l’autonomie du patient
  • améliorer la formation du corps médical face à la situation de fin de vie
  • favoriser les décisions collégiales
  • mieux appliquer des lois existantes

Le rapport indique d’autre part :

  • L’utopie de penser qu’une loi résoudra une situation des plus complexes
  • Le danger de franchir la barrière de l’interdit

Dans ce rapport, la commission se positionne contre l’euthanasie active arguant le fait que ce choix bouleversera notre société notamment sur les valeurs de la médecine, sans oublier que de nombreuses lois devront être modifiées pour prendre en compte ce virage dans la vision que l’on accorde à notre propre fin de vie.

L’équité et l’autonomie du patient sont les principes forts de ce rapport. Le choix de sa fin de vie, bien avant d’être un acte médical, reste une réflexion personnelle que le corps médical se doit d’accompagner.


Rapport du Pr. Didier Sicard