Qu’est-ce que la génétique apporte à la psychanalyse » - Acte VI Du pluriel au singulier / du singulier au pluriel

le jeudi 28 février 2013

Institut Paoli-Calmettes
Salle de Conférence du Centre d’Information, de Prévention et de Consultation en Cancérologie
15 bd Leï Roure
13009 Marseille (parking payant IPC2)

renseignements et inscription

Marina Chacal Tél : 04 91 22 33 59
Courriel : chacalm@ipc.unicancer.fr


Domaine de progrès spectaculaires, la génétique prend désormais une place importante dans la pratique médicale et lui confère une dimension prédictive et parfois préventive par la découverte d’anomalies inscrites dans les gènes. Les recherches en génétique, en repérant des mécanismes universaux qui aboutissent à produire de l’unique, remet dans une actualité nouvelle ce qui fait le propre de la psychanalyse. Pour autant le déterminisme génétique suffirait –il à saisir l’imprévisible qui se situe du côté du sujet ?

Les avancées scientifiques s’appuient sur l’essor des biotechnologies et de recherches randomisées standardisées à partir de cohortes de patients pour établir des conclusions, produire de nouveaux savoirs que nous serions tentés de considérer comme généralisables et modélisables, légitimés au sceau d’une vérité opératoire. Que reste-il de l’histoire personnelle ? Que devient le sujet sorti de la cohorte ?
Consensus, recommandations de bonne pratique, protocoles, évaluation investissent désormais le domaine de la clinique. Constitueraient-ils des entraves à la prise en compte de la singularité ? Serions-nous entrainés à exclure la singularité et la subjectivité du champ de nos préoccupations ?

Evaluer le risque de survenue pour une personne en bonne santé d’une maladie grave avant que les signes de cette dernière n’apparaissent, déterminer avec certitude le risque pour un enfant à venir d’être atteint de cette maladie, confronte à des nouvelles et abyssales interrogations cliniques et éthiques. Point ici de l’habituel colloque singulier, c’est toute une famille qui se trouve convoquée, concernée même, symboliquement et dans la réalité. Que devient le sujet « hors » de sa famille ? Comment du collectif, du pluriel, on revient au singulier ?

Des médecins, généticiens, conseillers en génétique, psychologues, psychiatres, psychanalystes vous proposent de réfléchir ensemble autour de ces questions qui croisent leur clinique en consultations de génétique, de diagnostic prénatal et en oncogénétique, qui la renouvellent même et induisent de nouveaux enjeux éthiques


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