Estivales d’éthique

le vendredi 13 septembre 2019 de 13:00 à 18:30

Centre Hospitalier de Bastia
Salle Patrick RAO
604 Chemin de Falconaja
20600 Bastia

Renseignements et inscription

Événement gratuit - Inscription obligatoire par courriel à :
comite-ethique@ch-bastia.fr


Estivales d’éthique
Organisées par le Comité d’éthique Inter Hospitalier BASTIA-CALVI-CORTE

« Consentement(s) »

Dérivé de consentir issu de consentire ressentir ensemble, et donc de consensus, il exprime un accord, une adhésion voire une unanimité.
Par les lois du 29 juillet 1994 relative au respect du corps et modifiée le 27 juillet 1999 et loi Kouchner du 4 mars 2002, le droit médical rappelle la définition du consentement libre et éclairé, donc en l’absence de contrainte autant que précédé par une information.
Le malade disposant des informations concernant le diagnostic de la maladie et son pronostic, donc lui permettant d’en connaître l’état et son évolution. La rationalité de la démarche médicale est ainsi partagée, ce cadre respecte l’autonomie du malade, la bienfaisance du médecin envers celui-ci.
Les obstacles comme l’émotion ou l’incapacité d’expression peuvent être dépassés par les reformulations ou les directives anticipées.
Pourtant, dix-sept ans après si les principes semblent bien diffusés qu’en est-il des pratiques ?
Les maladies neurodégénératives altèrent l’autonomie par une restriction d’accès à la connaissance, à la projection et elles se caractérisent par l’anosognosie où le malade perd même notion de son état.
La rencontre avec les malades atteints de cancer démontre combien il est encore difficile d’évaluer leur appropriation des connaissances de la maladie et donc supposer une pesée entre bénéfices et risques de la démarche de soin autant que de la qualité de vie.
Les personnes les plus vulnérables, handicapés, malades mentaux ou mineurs, sont soignés avec la médiation de tuteurs dont les décisions interprètent la bienfaisance attendue des actes médicaux.
Les soins gynécologiques génèrent des incompréhensions nuisant à la relation de consentement, de plus, la liberté de la poursuite de la grossesse est remise en question par la clause de conscience, ou non consentement à pratiquer l’acte.


Programme de la journée