Essais cliniques sauvages, protocoles illégaux : l’Ordre hausse le ton, une vingtaine de médecins dans son viseur

Le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) est-il en train de siffler la fin de la récréation ? L’institution a en tout cas décidé de hausser le ton sur la question des protocoles de recherche ou de traitement qui s’inscrivent potentiellement « en dehors de la législation en vigueur ». Avec une triple action : le rappel ferme des règles de déontologie, l’information de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) si nécessaire et la poursuite des praticiens concernés qui sortent des clous, explique-t-il ce jeudi.

Dans la profession, de plus en plus de voix réclamaient un recadrage de l’Ordre, garant de la déontologie médicale. Avec l’épidémie surgissent « de nouveaux traitements parfois présentés comme miraculeux, ne reposant le plus souvent sur aucune base clinique fiable », a alerté il y a deux jours le collectif Fakemed, dénonçant certains « protocoles sauvages (...) que ce soit avec des antibiotiques, du zinc, de la chloroquine, de l’héparine, de la vitamine C (...) voire du soda aux extraits de quinquina ». Des pratiques parfois fortement médiatisées qui ont conduit l’Ordre à sortir de sa réserve.

Lire l’article

date de publication :23-04-2020