Covid-19 ou Entre âgisme et appel au sacrifice, tenter la fraternité

On ne choisit pas le temps des débats, son temps chronologique, celui que le Covid-19 a imposé au monde. Mais la pandémie de Covid-19 a frappé ; elle a tué, moins certes que ce qui avait été craint mais pour celles et ceux qui ont perdu un père, une mère, une épouse, un compagnon, un ami, ces statistiques n’enlèvent rien à la douleur du deuil. Le Covid a révélé la vulnérabilité particulière de certaines parties de la population, les personnes handicapées, les personnes atteintes de maladies cardiaques et respiratoires, de diabète, d’obésité, d’insuffisance rénale, de cirrhose, les personnes ayant un déficit de leur système immunitaire, notamment celles qui ont une infection à VIH, une chimiothérapie pour un cancer, ou après une greffe et les personnes âgées de plus de 70 ans. On pourrait ajouter à cette liste les personnes de condition humble ou en situation de précarité, regroupées dans des locaux exigus. Tel est le constat que la France (et d’autres pays) ont dû faire en prenant conscience de son déficit de lits de réanimation, la crainte d’un submergement et la prise de conscience soudaine de ce continent gris , celui des ehpad, quelque 750 000 personnes sans oublier les autres établissements médico-sociaux accueillant des personnes handicapées, enfants, adultes et vieillissantes et sans oublier les personnes âgées seules ou en couple vivant au domicile, soit un total de quelque 1,5 millions de personnes dépendantes.

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date de publication :22-05-2020