Casuistique pour les étudiants en médecine en période de crise sanitaire

Dans le cadre de la cellule éthique de soutien de l’Espace éthique Paca Corse, deux séances de casuistique ont été proposées aux étudiants en médecine lors de leur dernière semaine de stage.
Les externes et internes ont été impactés par les enjeux sanitaires au niveau de leur formation, sur leurs lieux de stage. Ils ont été confrontés à des situations difficiles, parfois des dilemmes, dans un contexte sociétal où chacun peut être impacté sur le plan personnel.
L’objectif était de leur donner la possibilité de faire le récit de situations complexes, de les analyser selon une démarche de réflexion éthique, en clarifiant les enjeux éthiques pour mieux appréhender les problématiques à affronter, et arriver à se positionner de manière plus ajustée face aux situations difficiles.
Ces deux séances étaient animées par le Professeur Jean Robert Harlé et le docteur Marie-Ange Einaudi, en présentiel au sein de l’Espace éthique méditerranéen le 27 avril et en distanciel via Zoom le 28 avril. Elles ont réuni une quinzaine de participants.
Nous proposerons de nouveau ces séances à la fin de leur prochain stage et restons à leur disposition d’ici là.
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date de publication :05-05-2021


Le projet de règlement européen sur l’intelligence artificielle assoit la garantie humaine

Un premier cadre juridique sur l’intelligence artificielle au niveau européen. C’est ce qu’a dévoilé la Commission européenne avec son projet de règlement. Ce dernier s’appuie sur une approche par risque et consacre la garantie humaine.
La Commission européenne a dévoilé le 21 avril le premier cadre juridique sur l’intelligence artificielle (IA) au sein de l’Union européenne (UE). Sa combinaison avec un nouveau plan coordonné avec les États membres garantira "la sécurité et les droits fondamentaux des citoyens et des entreprises, tout en renforçant l’adoption de l’IA, les investissements et l’innovation dans l’ensemble de l’UE". Ce nouveau règlement européen permet aussi de garantir aux Européens "qu’ils peuvent faire confiance à l’IA", indique la commission européenne dans un communiqué. Par ailleurs, des règles proportionnées et souples sont prévues dans ce cadre pour faire face aux risques spécifiques liés aux systèmes d’IA. Elles constitueront en outre "l’ensemble de normes le plus strict au monde".
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date de publication :05-05-2021


Appel à contribution : Lettre à ma fatigue

La fatigue est une expérience familière à tous, qui a cependant de multiples visages et de nombreuses nuances que reflète mal le terme fatigue au singulier.
La première édition de la “Journée des fatigues”, événement grand public co-organisé par plusieurs associations membres de France Assos Santé (dont “nom de l’association”), aura lieu le 21 novembre 2021. L’un de ses objectifs est une mutualisation la plus large possible des vécus et des savoirs relatifs à la fatigue et à ses déclinaisons, contribuant ainsi à lutter contre les stéréotypes qui pèsent sur les “fatigués”.
Dans ce cadre, nous lançons un appel à des malades, leurs proches aidants, mais aussi des soignants, des sportifs, des responsables politiques… pour s’exprimer sur leur(s) fatigue(s) par le biais de différents supports.
Nous vous proposons de rédiger une « Lettre à ma fatigue ». L’idée est de vous exprimer aussi librement que possible, en vous adressant à votre fatigue. Pour lui dire tout ce que vous pensez, ressentez… Tous les styles sont permis, dans un format de quelques lignes à deux pages. L’expression graphique est également possible, ou le format mixte texte + illustration.
Vos lettres sont à adresser en format fichier texte (word ou équivalent) à “marion.mathieu@touschercheurs.fr” au plus tard le 30 juin 2021.
Ces lettres seront des ressources pour le groupe de travail inter-associatif qui prépare la Journée des Fatigues, elles seront anonymisées et pourront faire l’objet de publications ou communications en amont de cette journée, par les différentes associations partenaires de l’événement.

Un grand merci pour vos contributions !

date de publication :04-05-2021


Enquête sur l’anticipation juridique de la dépendance

L’objectif de cette étude est d’évaluer dans quelle mesure les professionnels sont sollicités par les personnes âgées et leurs familles dans une démarche anticipée de protection de leurs intérêts patrimoniaux et personnels et de mesurer les difficultés que les professionnels peuvent rencontrer dans cette activité de conseil. Elle s’inscrit dans un projet de recherche subventionné par l’agence régionale de santé des Hauts-de-France.

PDF - 553 ko
explication de l’enquête
date de publication :30-04-2021


Réglementation européenne de l’IA : un projet en phase avec les attentes des jeunes

La Commission européenne vient de proposer de nouvelles règles et un plan d’action en faveur de l’excellence et de la confiance dans l’intelligence artificielle (IA). Dans son communiqué de presse du 21 avril 2021, elle met en avant la nécessité d’une réglementation stricte pour faire face aux risques de cette technologie.
Cette initiative pionnière au niveau mondial, qui devra encore être adoptée par le Parlement et les États membres, démontre l’importance stratégique de se pencher sur la question des impacts de l’IA sur la société et de l’éthique de son usage.
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date de publication :30-04-2021


Atelier d’écriture

Un atelier organisé dans le cadre du programme culturel des Hôpitaux Universitaires de Marseille, Parcours d’hospitalité, en partenariat avec le Centre de Formation et l’Espace de Réflexion Éthique PACA Corse.

Cet atelier d’écriture à destination des soignants, animé par l’auteure marseillaise Raphaële Frier en lien avec la structurelle culturelle La Marelle, s’inscrit dans cette démarche. Il fait également parti d’un des projets sur le thème « Éthique et Culture » mis en œuvre au sein de l’Institution avec l’Espace de Réflexion Éthique PACA-Corse. Il représente une formidable opportunité pour les soignants de témoigner, partager, interroger et mettre en mots les questions qui traversent leur quotidien, notamment celle de l’hospitalité, qui peut prendre des sens multiples en ces temps si particuliers de crise sanitaire. A l’issue des séquences (8 de 2H) et à la demande des participants, un temps d’échange et de lecture publique des textes pourra être organisé par le Centre de Formation et l’Espace Éthique Méditerranéen.

Formation disponible uniquement aux personnels de l’AP-HM.
Renseignements  : Christine Morel : 04 91 74 52 25

date de publication :29-04-2021


Podcast Conversations :« Détresse psycho-sociale » : un argument pour repousser les limites de l’avortement ?

La pandémie actuelle que nous vivons occulte parfois les travaux parlementaires. La révision de la loi de bioéthique est passée en 2° lecture au Sénat en février 2021. La presse s’est fait l’écho de certaines dispositions dont notamment l’article 20 de cette loi relatif à l’interruption de grossesse. Il est fait mention du terme de détresse psycho -sociale au sujet de la mise en péril grave de la santé de la femme.
Cet amendement suscite de nombreux débats, les contres ont des arguments parfois opposés pour justifier l’abandon de celui-ci. Les pour jugent que cela limitera , entre autre, les inégalités territoriales.
Ce débat permettra à tous, j’en suis certain, de se faire une opinion sans entrer dans des considérations trop partisanes.

  • Pr Jacques BRINGER Professeur Émérite, Faculté de Médecine Montpellier Président du comité d’éthique de l’Académie Nationale de Médecine
  • Pr Pierre LE COZ Professeur des universités en philosophie, Membre de l’Académie Nationale de Médecine
date de publication :28-04-2021


conférence du 7 avril Ethique et handicap

le mercredi 7 avril 2021 le colloque Éthique et Handicap a eu lieu en visio-conférence.
vous trouverez en téléchargement le support visuel de la conférence introductive du professeur Pierre Le Coz
Philosophie et handicap : changer de regard pour favoriser la créativité

PDF - 1 Mo
support de la conférence introductive
date de publication :28-04-2021


Programme enseignement 2021/2022

le programme d’enseignement du Master « humanités médicales » parcours -type :« approches éthiques, déontologiques, anthropologiques de la santé » organisé par l’Aix Marseille Université et l’Espace Éthique PACA-corse est disponible.
cliquez-ici pour plus d’informations

date de publication :21-04-2021


Le Pr Jean-François Delfraissy renouvelé à la présidence du CCNE

Par un décret du 19 avril 2021 paru au Journal officiel, mardi 20 avril 2021, le Pr Jean François Delfraissy est reconduit à la présidence du CCNE, sur proposition du président de la République en février dernier et après avis favorable du Parlement.

date de publication :21-04-2021


L’assistance médicalisée à mourir (à nouveau) en débat à l’Assemblée nationale

La proposition de loi « donnant le droit à une fin de vie libre et choisie » qui sera débattue ce 8 avril en première lecture à l’Assemblée nationale a peu de chance d’aboutir, mais ne manquera pas de raviver le débat sur l’euthanasie.
Le texte proposé par le député radical de gauche Olivier Falorni prévoit que « toute personne capable et majeure, en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause, provoquant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu’elle juge insupportable, peut demander à disposer d’une assistance médicalisée active à mourir ». Celle-ci est définie comme la « prescription à une personne par un médecin, à la demande expresse de celle‑ci, d’un produit létal et l’assistance à l’administration de ce produit par un médecin ».
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date de publication :04-04-2021


Une enquête de France Assos Santé PACA : La santé 2.0 ? les habitants de Paca se confient..

Le numérique prend de plus en plus de place dans nos vies, et les préoccupations s’accentuent autour des applications mobiles ou des piratages de données en santé à l’hôpital... En PACA, les autorités de santé sont très impliquées dans la mise en place d’un numérique en santé co-construit. France Assos Santé a recueilli la parole des habitants de la région sur cette thématique... Nous vous livrons leur voix...

Une faible utilisation du numérique en santé sauf pour contacter son professionnel...
Seuls 13 % des habitants de la région PACA se définissent comme des utilisateurs réguliers convaincus, contre 34 % d’entre eux qui se déclarent non-utilisateurs d’outils/fonctionnalités.
Tous s’accordent sur les aspects pratiques du numérique qui simplifie le parcours de soins et facilite l’accès aux professionnels de santé, à l’image de la prise de rendez-vous. Près de 7 habitants sur 10 déclarent avoir déjà pris rendez-vous en ligne, et parmi eux, 1 sur 2 déclarent l’avoir fait plusieurs fois. La téléconsultation, elle, est boudée, car seul 1 habitant sur 10 a déjà eu un rendez-vous médical en téléconsultation.

Lire le communiqué de presse

Accès à l’étude complète

accès au site France assos Santé PACA

date de publication :25-03-2021


Podcast Conversations : Les données de santé au temps de la COVID-19

La pandémie de COVID-19 a vu l’émergence de nombreux fichiers de données pour permettre le suivi de celle-ci (SIDEP, Contact Covid, SI Vaccin). La multiplication de ces fichiers contenant pour certains des données personnelles de santé ont ils un impact sur la protection de la vie privée des citoyens ? Pourquoi et pour qui ces fichiers ont ils été créés ? Quels sont les craintes et les attentes des patients ?
Nous tenterons de répondre à ces questions lors de ce débat en présence de :

• Mme Michèle TCHIBOUDJIAN Présidente de FRANCE ASSOS SANTÉ Provence-Alpes-Côte-D’Azur
• Mr. Olivier TECHEC Responsable de la Commission éthique PACA de la mutualité française
• Mr. Thomas ROUX Coordinateur régional FRANCE ASSOS SANTÉ Provence-Alpes-Côte-D’Azur

date de publication :23-03-2021


Y a-t-il de l’intelligence dans l’intelligence artificielle ?

Il y a près de 10 ans, en 2012, le monde scientifique s’émerveillait des prouesses de l’apprentissage profond (le deep learning). Trois ans plus tard, cette technique permettait au programme AlphaGo de vaincre les champions de Go. Et certains ont pris peur. Elon Musk, Stephen Hawking et Bill Gates s’inquiétèrent d’une fin prochaine de l’humanité, supplantée par des intelligences artificielles échappant à tout contrôle.
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date de publication :23-03-2021


Décrypter notre génome grâce à l’intelligence artificielle

Toutes les cellules de notre corps contiennent la même séquence d’ADN, le même génome. Et pourtant il existe une grande variété de types cellulaires, par exemple les fibres musculaires, les cellules de la peau, du sang ou encore les neurones.
Dans chacun de ces types cellulaires, certains gènes sont exprimés, c’est-à-dire que la séquence d’ADN correspondante est transformée en ARN puis en protéines, alors que d’autres sont éteints. Les instructions qui garantissent une expression coordonnée de ces gènes au cours du développement, puis dans chaque tissu de chaque organe, sont elles-mêmes inscrites dans le génome.
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date de publication :14-03-2021


Podcast Conversations : Enjeux éthiques autour de la vaccination contre la COVID-19

• Comment évaluer le rapport bénéfice-risque des premiers vaccins contre la COVID ? par Annick GUIMEZANES
• Politique vaccinale et hésitation vaccinale par Jocelyn RAUDE

Débat modéré par Perrine MALZAC et Marion MATHIEU de l’Espace Éthique PACA-Corse

date de publication :26-02-2021


podcast Conversations : Place des enfants dans la crise sanitaire : enjeux éthiques

Le podcast Conversations : Place des enfants dans la crise sanitaire : enjeux éthiques est désormais en ligne


Vendredi 5 février 2021 de 14h à 15h30

Invités :
• Dr Véronique MASSIN Médecin conseiller technique départemental Education Nationale
• Dr Philippe MINODIER Pédiatre, Praticien Hospitalier, APHM Membre du Haut Conseil de la santé publique

Débat modéré par le Dr Marie-Ange EINAUDI Pédiatre, chercheur en éthique

date de publication :22-02-2021


Loi bioéthique : le Sénat adopte le texte sans l’extension de la PMA

Le Sénat s’est prononcé contre l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes. Dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 février, l’hémicycle à majorité de droite a adopté le projet de loi de bioéthique, amputé de sa mesure emblématique, l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires.
Au terme de deux jours de débats marqués par la confusion, le texte a été voté à main levée avec les seules voix de la majorité sénatoriale. Privé de l’ouverture de la PMA, le projet de loi a également perdu un autre de ses « piliers », la possibilité pour les femmes d’une autoconservation de leurs ovocytes sans raison médicale. Ces dispositions pourront toutefois être rétablies par les députés.
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date de publication :04-02-2021


Loi de bioéthique : le Sénat rejette dans la confusion l’ouverture de la PMA à toutes les femmes

Ce texte hautement sensible est de retour pour la semaine dans l’hémicycle du palais du Luxembourg, après un premier passage il y a un an. Largement modifié, il avait alors été adopté à 10 voix près.
Soirée de confusion au Sénat, à majorité de droite, au premier jour de la deuxième lecture du projet de loi bioéthique. L’article 1er du projet de loi visant à ouvrir l’accès à la procréation médicalement assistée à toutes les femmes a fait le plein d’abstentions chez ses partisans, qui l’ont jugé "dénaturé" par les modifications apportées par la chambre haute. Mardi 2 février, l’article a été rejeté par 48 voix pour, 132 contre et 152 abstentions.
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Comme un an plus tôt, les sénateurs ont voté pour l’ouverture de la PMA aux couples de femmes. Mais cette fois, ils ont exclu les femmes célibataires de ce nouveau droit avec l’adoption d’un amendement de Dominique de Legge (LR). « Même s’il s’agit d’une monoparentalité choisie et non subie, l’accès de la PMA aux femmes seules soulève de nombreuses interrogations au regard de la plus grande vulnérabilité dans laquelle est placée une personne seule dans l’éducation d’un enfant », estime le parlementaire. Nouveau coup de théâtre en début de soirée avec un vote surprise en faveur d’un amendement autorisant la PMA post-mortem, contre l’avis du gouvernement et de la commission. Ce dernier prévoit la possibilité de transférer des embryons obtenus dans le cadre d’une PMA après le décès de l’un des membres du couple.
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date de publication :03-02-2021


Podcast du Forum européen de bioéthique 11° edition

Retrouvez l’ensemble des interventions en podcast du 11° Forum européen de Bioéthique " La bioéthique en temps de crises"

Lundi 25 janvier 2021

Entretien inaugural : En compagnie de Jean-François Delfraissy, Professeur de médecine, président du Comité Consultatif National d’Éthique et président du Conseil Scientifique Covid-19, nous reviendrons sur les points saillants de la pandémie et ses enjeux bioéthiques.
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Mardi 26 janvier 2021 10h->11h30
Histoire des épidémies
On a parfois l’impression de voir l’Histoire s’écrire sous nos yeux. Mais l’épidémie de la COVID-19 est-elle radicalement différente des précédentes ? Si l’information, la compréhension en live et les mesures adoptées à l’échelle internationale sont en tous points remarquables, il n’en demeure pas moins qu’elle n’est ni la première ni la plus meurtrière épidémie de l’histoire de l’Humanité. Alors, dans quelle mesure est-elle comparable aux précédentes et en quoi l’étude de l’histoire des épidémies passées pourrait contribuer à mieux appréhender l’épidémie actuelle et celles à venir ?
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Mardi 26 janvier 2021 14h->15h30
Faire vivre ou laisser mourir
La France, ainsi qu’une bonne partie des pays du monde, a adopté des mesures collectives fortes et contraignantes afin de limiter la mortalité des personnes les plus vulnérables et d’éviter aux médecins d’avoir à choisir ou trier les patients à réanimer qui se présentent aux urgences. L’épidémie de la COVID-19 nous incite donc à réfléchir sur la manière dont le médecin, le politique et la société priorisent et décident qui il faut sauver.
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Mardi 26 janvier 2021 16h->17h30
La bioéthique en temps de crise : regards européens
Chaque pays a de manière souveraine décidé de la politique à mener en matière de confinement et de gestion de la crise sanitaire. Quelles sont les différences remarquables entre les pays d’Europe ? Y-a-t-il des exemples à suivre et d’autres à éviter ? Peut-on parler d’une gestion commune à l’échelle de l’Union Européenne ? Enfin, existe-t-il une éthique commune ou bien y-a-t-il une juxtaposition d’éthiques locales et culturelles selon les pays de l’Union Européenne ?
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Mardi 26 janvier 2021 18h-19h30
La pandémie de la COVID-19 est-elle liée à l’activité humaine ?
Recherche scientifique dans un laboratoire chinois, modification de l’habitat des animaux et des habitudes alimentaires, hausse du trafic aérien, ouverture des frontières… L’activité humaine est-elle directement ou indirectement responsable de la propagation du SARSCOV2 sur l’ensemble de la planète ? De manière plus générale, se pose aussi la question de la genèse des épidémies et des mesures à prendre afin d’en limiter l’émergence et la propagation.
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Mercredi 27 janvier 10h ->11h30
La Covid-19 a-t-elle éclipsé toutes les autres maladies ?
Pendant les confinements successifs, certaines maladies sont passées en mode silence radio. Des affections n’ont pas été diagnostiquées (multiplication des arrêts cardiaques), d’autres ont été prises en charge de manière retardée (cancers, maladies auto-immunes etc.) et d’autres encore, ont simplement vu leur incidence diminuer de manière apparemment inexplicable. Enfin, nombre d’affection dites chroniques se sont décompensées, occasionnant des complications et des répercussions dont on ne mesurera les effets qu’à long voire très long terme. La mortalité directe de la COVID-19 est elle l’arbre qui cache la forêt ?
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Mercredi 27 janvier 2021 14h-15h30
Les séniors face à la COVID-19
La mortalité liée à la COVID-19 est directement proportionnelle à l’âge du patient qui contracte l’infection. Il est donc raisonnable d’envisager les aînés comme des personnes à risques. Une part importante des décisions politiques a d’ailleurs eu pour objectif de protéger cette population à la fois plus sensible et plus fragile que les autres. Mais certaines mesures peuvent également engendrer des situations tragiques d’isolement et de précarité. Dans une société où l’espérance de vie s’allonge et où la pyramide des âges a tendance à s’inverser, la vie et l’avis des séniors sont des paramètres fondamentaux à prendre en considération.
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Mercredi 27 janvier 2021 16h->17h30
Les enfants face à la COVID-19
Être un enfant (ou un parent) en 2020 a nécessité bien des compromis et des adaptations. La crise de la COVID-19 est venue bouleverser le quotidien des plus jeunes : masques sur les visages, anxiété, hygiénisme, délitement du lien intergénérationnel, modification et virtualisation de l’environnement scolaire, interruption des loisirs, des activités sportives, prise de poids, addiction aux écrans puis, pour les plus âgés d’entre-eux, les études, les examens, les stages, les ambitions et même l’entrée dans le monde du travail. Quelles conséquences la crise a-t-elle eu sur la nouvelle génération ? Que va-t-elle devenir en grandissant ?
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Mercredi 27 janvier 2021 18h->19h30
Système de santé en mauvaise santé ?
Le système de santé avait déjà un genou à terre avant-même que la pandémie au SARS-COV2 ne se déclare. Un hôpital public en crise et des soignants à bout de souffle ont dû faire face à une crise sanitaire sans précédent, avec parfois l’impression d’avoir par le passé, prêché dans le désert et d’avoir travaillé dans l’urgence avec trop peu de moyens pour faire face dignement à cet afflux massif de patients graves. Ils ont été applaudis de 20h à 20h15 et le Ségur de la santé a consacré plus de 8 milliards d’euros à la revalorisation des métiers des établissements de santé et des EHPAD et à l’attractivité de l’hôpital public. Mais la réponse proposée est-elle suffisante pour faire face l’ampleur de la crise ?
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Jeudi 28 janvier 2021 10h-11h30
Vivre dans l’incertitude et la peur
Les nouvelles du matin semblent nous apporter notre lot quotidien de peurs et d’angoisses : annonce du nombre de morts lié à l’épidémie, mutations du virus, distanciation sociale, crise économique, chômage galopant… À chaque quinte de toux, on imagine le pire et on se projette, chacun à sa façon, dans de sombres desseins. Si la peur est une émotion vitale qui nous permet de survivre en évitant les écueils d’une vie parfois dangereuse, elle peut tout aussi bien nous envahir et nous empêcher de nous épanouir.
L’épidémie de la COVID-19 a généré sur presque toute la surface du globe un sentiment de peur, d’incertitude avec parfois l’impression que plus rien ne sera à nouveau possible. Entre paranoïa généralisée, principe de précaution et outil de communication, la peur s’est invitée dans notre vie quotidienne.
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Jeudi 28 janvier 2021 14h->15h30
Traitement de l’information scientifique
Qu’elle soit de nature médicale (détresse respiratoire aigüe, tempête cytokinique, syndrome de Kawazaki…), microbiologique (virus, spicules…), génétique (ARN messager, ribosomes…) ou épidémiologique (R0, taux d’incidence…), l’information scientifique s’est invitée dans les réseaux sociaux, au journal télévisé et même à la table du dimanche. Comment appréhender ces informations, parfois rudes et complexes, sans avoir le bagage adéquat ? Toute vérité est-elle nécessairement bonne à dire ou à entendre ? Existe-t-il des exceptions à la totale transparence en matière de communication scientifique ?
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Jeudi 28 janvier 2021 16h->17h30
L’innovation technologique en temps de crise
La technologie semble un outil prometteur pour la prise en charge de situations de crises complexes telle que l’épidémie de COVID-19. Certains pays ont opté pour un développement à grande échelle de systèmes de tracing, parfois sans se soucier du respect de la vie privée de ses concitoyens. Outils de liberté, d’efficacité, de sécurité mais également une manne financière, un outil de propagande, de surveillance, de répression ou de contrainte. Jusqu’où peut-on ou doit-on aller en matière de développement technologique en situation de crise ?
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Jeudi 28 janvier 2021 18h->19h30
Peut-on faire confiance à l’industrie pharmaceutique ?
Leur géante entreprise ne connaît pas la crise. Bien au contraire, certaines industries pharmaceutiques semblent plutôt bien tirer leur épingle du jeu. Ils sont des acteurs indispensables au développement et à la diffusion des médicaments, du matériel de réanimation, des tests diagnostiques et des vaccins, qui pourraient bien contribuer à nous faire sortir de la crise sanitaire. Cependant, l’opacité de certains conflits d’intérêts ainsi que des scandales sanitaires ont égratigné durablement leur image de marque si bien qu’aujourd’hui la défiance est de mise. Entre les patients et les médicaments, la relation est parfois houleuse. A l’heure où une campagne vaccinale sans précédent est en cours, une réflexion en profondeur et en nuance à propos de notre lien aux médicaments ainsi qu’à ceux qui les fabriquent paraît indispensable.
Qui sont-ils vraiment ? Qui régule leur activité ? Comment concilier commerce et éthique en matière de santé publique ?
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Vendredi 29 janvier 2021 10h->11h30
Recherches scientifiques en période de crise
En situation de crise, l’urgence semble prendre le pas sur tout le reste : la liberté d’aller et venir, celle de porter un masque, de faire la fête… Mais ce principe reste-t-il valable en matière d’éthique de la recherche ? Peut-on, sous prétexte qu’il existe un péril imminent, s’affranchir de la lenteur inhérente et prudente propre à la recherche en matière de santé humaine, pour obtenir plus rapidement un vaccin, un traitement ou toute autre solution au problème qui se dresse entre l’être humain et sa survie ? Comment mettre en balance les risques et les bénéfices d’une recherche accélérée ? Qui s’assure du bien fondé des études, de la validité des résultats et du caractère éthique de la recherche en France ? Par ailleurs, en ces temps mondialisés, ce qui est valable en France, l’est-il dans les autres pays de l’Union Européenne et du monde ?
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Vendredi 29 janvier 2021 14h->15h30
Peut-on se passer de la présence de l’autre ?
La distanciation sociale, tout un programme ! Cela fait une année qu’on se contente de relations lointaines et altérées avec nos familles, nos amis, nos collègues, bref, avec tout le monde. Adieu les poignées de main, les high-five, les sourires en coin, les grimaces et les fêtes de famille… Peut-être même sommes-nous en train de nous y habituer ? Mais à quel prix ? Sont-ce là des pratiques archaïques, inutiles ? Cet épisode marquera-t-il un changement pérenne dans la société ?
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Vendredi 29 janvier 2021 16h->17h30
Enjeux éthiques des décisions politiques
Face à l’inconnu, comment prendre la bonne décision et surtout comment faire en sorte qu’elle convienne au plus grand nombre ? Le gouvernement a-t-il bien fait de confiner la population, l’a-t-il fait trop tôt ou trop tard, trop rudement ou avec trop de légèreté ? Il est toujours plus aisé de se retourner, regarder vers hier à l’aune d’aujourd’hui et de commenter la décision qui a été prise. Mais en matière de décision politique et scientifique, il n’y a pas d’assistance vidéo à l’arbitrage. Dès lors, comment orienter et assumer ses choix ? Quels principes éthiques doivent les guider et dans quelle mesure peut-on y déroger ? Quelles sont les relations entre le Conseil Scientifique et le Gouvernement ?
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Vendredi 29 janvier 2021 18->19h30
Pandémie de Fake News
En situation de crise, on cherche une lueur d’espoir à laquelle se raccrocher ainsi qu’un responsable ou des coupables à condamner. Ce mécanisme intuitif existe depuis la nuit des temps mais l’avènement de l’hyper-information et de l’hyper-communication lui a offert un terrain de jeu particulièrement propice. La pandémie de la COVID-19 est un modèle du genre, internet ayant fait de chacun d’entre-nous, un journaliste scientifique, un commentateur acerbe, un spécialiste ou un lanceur d’alerte. Jamais les fakes news et les théories du complot n’ont été si florissantes. Même de supposés experts, bardés de diplômes et de titres, semblent en proie à ce mal-être civilisationnel. Qui croire ? Que croire ? Vraies fausses informations, secrets d’état ou délire collectif, comment se forger une opinion dans la jungle de l’information tous azimuts ?
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Samedi 30 janvier 2021 10h->11h30
Y aura-t-il un monde d’après ?
On nous a promis l’effondrement, la refonte ou la reconstruction d’un monde meilleur après l’épidémie de la COVID-19. Critique d’un capitalisme hégémonique, promesse d’une société plus respectueuse de son environnement, retour à des valeurs plus ancestrales, on imagine que l’humanité ne saurait rester la même après un tel bouleversement. Est-ce là un raisonnement propre à chaque grande crise ? Que peut-on, que devrait-on attendre de ce monde d’après ?
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Samedi 30 janvier 2021 14h->15h30
Restrictions des libertés en temps de crise
Ce qui semble acceptable, nécessaire ou liberticide pour les uns, ne l’est pas pas forcément pour les autres. Le confinement est apparu aux yeux d’une partie de la population comme une évidence et l’évolution de la pandémie semble en effet avoir donné raison à cette stratégie. Cependant, il n’est pas anodin de priver l’être humain de sa liberté d’aller et venir, de travailler, de se toucher et de se réunir. Au nom de quels principes a-t-on le droit d’obliger le port du masque ou, même si ce qui n’est pas le cas pour la COVID-19, à se vacciner ? L’état d’urgence sanitaire octroie des droits supplémentaires à l’État. Quels en sont les limites, les recours et les gardes-fous ?
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Samedi 30 janvier 2021 16h->17h30
L’impact psychologique de la crise
Vivre une situation de crise est loin d’être un fait anodin. Elle génère un stress susceptible d’induire des symptômes sur le long terme, que cela soit à l’échelle de l’individu ou même de toute la population. La santé mentale des français semble accuser le coup de la crise sanitaire et économique. Le stress post-traumatique que nous avons tous vécu, avec des intensités variables, au cours de ces derniers mois est difficile à diagnostiquer. Souvent dénié par l’entourage, les professionnels de santé et les patients eux-même, quelles peuvent être ses manifestations et comment le prendre en charge ?
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Samedi 30 janvier 2021 18h->19h30
Cesser d’exister pour rester en vie
« La santé avant tout ! » A l’acmé du confinement et de la pandémie, ce leitmotiv s’est répandu avec une grande viralité, comme si la santé était la valeur suprême à protéger. Après tout, il est vrai qu’en son absence, difficile d’envisager quoi que ce soit d’autre. Si la santé est essentielle, l’être humain n’a-t-il pas d’autres besoins vitaux que celui de se soigner, manger, boire, respirer, se vêtir et avoir un toît au dessus de sa tête ? Dans cette optique, il peut être intéressant d’opposer la survie à l’existence.
Par ailleurs, la pandémie liée à la COVID-19 a mis en exergue un élément récurrent en matière de politique de santé, la primauté donnée au prolongement de la vie. Mais est-ce vraiment là un objectif raisonnable ?
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date de publication :26-01-2021


Conversations des commissions de l’Espace de Réflexion Ethique PACA-Corse Spéciale COVID-19

Les commissions de l’Espace Éthique méditerranéen se réunissent régulièrement tout au long de l’année pour débattre, confronter les opinions de professionnels d’horizons différents et échanger à travers le prisme de leur thématique d’intérêt.
Ce travail d’élaboration et de recherche a pour but de nourrir le débat éthique dans un souci de pluralité des opinions. Il vise à améliorer la qualité des pratiques de soin et tout en humanisant la relation de soin.
Nous venons de traverser une période de crise sanitaire mondiale qui a grandement impacté nos pratiques professionnelles, a nécessité la mobilisation de tous pour faire face à l’afflux de patients et la mise en œuvre de mesures de protections drastiques vis à vis du risque infectieux.
Cet impératif de sécurité sanitaire a entrainé une transformation de l’acte de soin et une nécessaire adaptation des soignants. Chaque commission apportera un regard critique sur les nouveaux dilemmes éthiques auxquels cette crise nous confronte.
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date de publication :21-01-2021


Conversations : Le respect de l’autonomie est-il encore possible dans un monde protocolisé ?

en présence de
 :• Marie Hervé : Normalienne, Agrégée de philosophie
• Michel Caillol : Chirurgien, Docteur en philosophie (éthique et politique)

date de publication :19-01-2021


Podcast : Les conditions du "mourir" : Regards croisés et enjeux éthiques sur la fin de vie

Vous trouverez ici l’ensemble des interventions de l’après-midi du vendredi 8 janvier 2021

Les conditions du "mourir" : regards croisés et enjeux éthiques sur la fin de vie

Pr. Bernard Baertschi Professeur de philosophie à l’Institut « Ethique Histoire Humanités » de l’Université de Genève, membre du comité d’éthique de l’INSERM
Le suicide assisté en Suisse et ailleurs. État des lieux et réflexions philosophiques

Pr. Marie-Geneviève Pinsart Professeure de philosophie à l’Université Libre de Bruxelles, membre du Comité Consultatif de Bioéthique de Belgique
L’euthanasie en Belgique, une dynamique éthico-légale

Pr. Florent Schepens Professeur de sociologie, Université de Bourgogne-Franche-Comté
Euthanasie et sédation, deux représentations de la vie en France

date de publication :18-01-2021


des membres de l’Espace Ethique récompensés !

Marie-Ange Einaudi et Barthélémy Tosello ont contribué par l’écriture d’un chapitre à l’ouvrage Handbook of Perinatal and Neonatal Palliative Care, récompensé du premier prix par l’American Journal of Nursing dans deux catégories : Maternal-Child Health/Prenatal Nursing/Childbirth and Palliative Care.
Ouvrage de référence et le premier du genre aux USA !
Belle reconnaissance des travaux menés par notre équipe de recherche et lisibilité internationale car Marie-Ange Einaudi et Barthélémy Tosello étaient les seuls français à avoir participé.

Lire le chapitre (en anglais)

date de publication :12-01-2021


Agenda des manifestations de la SFAP

Vous trouverez en Fichier attaché, l’agenda des manifestations pour l’année 2021 de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP)
Programme 2021

date de publication :11-01-2021


Conférence en distanciel : De l’Homme réparé à l’Homme augmenté : nouvelle évolution de l’Homme ?

Événement organisé par la Mutualité française

Faisons le point sur les évolutions technologiques et médicales de ces dernières années le 27 janvier lors de notre conférence en distanciel gratuite !
Depuis de nombreuses années les avancées technologiques et médicales ont permis de « réparer » l’homme en cas de maladie et de handicap. Reprogrammation biologique, impression 3D d’organes et de tissus, prothèses sensibles, implants cérébraux en sont les plus récents témoignages. L’homme augmenté sous-entend de rendre un individu ou un groupe d’individus supérieur à ses semblables… Mais en ce cas l’Homme augmenté reste-t-il homme ? A quelles conditions le reste-il ? Et jusqu’où serions nous prêts à l’accepter ?

Discutons-en avec Christelle Vergnal professeure agrégée de Philosophe et organisatrice des RDV philo de la médiathèque Ouest-Provence/Berre.

Cliquez-ici pour plus d’informations et pour l’inscription

date de publication :11-01-2021


Enquête sur les dispositions, lignes directrices et pratiques nationales visant à accroître la participation des enfants au processus décisionnel dans le secteur biomédical

Afin de recenser les dispositions, lignes directrices et pratiques nationales visant à accroître la participation des enfants au processus décisionnel concernant les soins de santé, la recherche et plus généralement dans le domaine biomédical, une enquête a été mise au point avec le soutien du Dr Annagrazia ALTAVILLA , chargée des relations internationales à l’Espace Éthique PACA Corse et présidente de TEDDY - le réseau d’excellence européen pour la recherche pédiatrique. Le Comité de bioéthique (DH-BIO) du Conseil de l’Europe conduira l’enquête en ligne et la soumettra aux principales parties prenantes (représentants du DH-BIO, professionnels de santé, associations de patients, chercheurs, comités d’éthique, sociétés de recherche contractuelles (CRO), promoteurs de recherches...)2 également répertoriées par le réseau TEDDY. Les résultats ainsi obtenus seront mis à profit dans le cadre de l’élaboration d’un « Guide de bonnes pratiques sur la participation des enfants au processus décisionnel sur des questions relatives à leur santé ». Ce Guide sera développé par le DH-BIO en coopération avec le Comité directeur pour les droits de l’enfant (CDENF) du Conseil de l’Europe et aura pour objectif la mise en œuvre des droits de l’enfant (ses capacités évolutives et son autonomie, conceptualisée comme « le droit de l’enfant à un avenir ouvert »). Le Guide sera principalement destiné aux professionnels de santé mais il sera également accessible aux parents/représentants légaux des enfants.
Accéder au questionnaire
Lire la note de synthèse

date de publication :07-01-2021


Programme de recherche Mondes funéraires, personnes endeuillées et COVID-19

Mondes funéraires, personnes endeuillées et COVID-19
(Projet COFUNERAIRE, ANR / France et projet NO LONELY DEATH, FNS / Suisse)

L’objectif de ce programme de recherche consiste à documenter les aménagements proposés par les professionnel-le-s du monde funéraire en fonction des contraintes relatives à la gestion de la pandémie. Il s’agit par ailleurs d’apprécier les impacts (matériels et psychologiques) de ces aménagements sur les personnes en deuil et d’analyser du mieux possible l’inventivité dont elles font preuve pour faire face à cette situation singulière. Ce programme de recherche est mené en France, en Suisse et en Italie.
Il est coordonné par les requérant-e-s des projets, Gaëlle Clavandier (Université de St-Etienne et Centre Max Weber, Lyon) et Marc-Antoine Berthod (Haute école de travail social et de la santé Lausanne, HES-SO).
Lire la présentation du programme
Lire la page d’info

date de publication :18-12-2020


l’Opinion du CCNE sur l’allongement du délai légal d’accès à l’IVG de 12 à 14 semaines de grossesse

Le ministre des solidarités et de la santé a sollicité, le 2 octobre 2020, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) afin de recueillir son avis sur l’allongement du délai d’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), visant à renforcer le droit à l’avortement et à « assurer la pleine effectivité du droit des femmes ». Cette saisine est contemporaine d’une proposition de loi « visant à renforcer le droit à l’avortement », adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le 8 octobre 2020, comportant notamment un article traitant de l’allongement du délai d’accès à l’IVG de 12 à 14 semaines de grossesse (14 à 16 semaines d’aménorrhée).
Lire la saisine du CCNE
lire le résumé de la saisine

date de publication :10-12-2020


IVG… et maîtrise budgétaire des dépenses : l’héritage santé de Valéry Giscard d’Estaing

Élu président de la République à 48 ans en 1974, Valéry Giscard d’Estaing, décédé mercredi à l’âge de 94 ans – après avoir été hospitalisé à plusieurs reprises ces derniers mois, notamment pour insuffisance cardiaque – se voulait l’incarnation d’une modernité triomphante, issue du centre droit libéral et démocrate-chrétien. Dans une France qui enterre les Trente Glorieuses et digère mai-68, il devient le premier non-gaulliste à s’emparer de l’Élysée.
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Relisez l’interview du président Valéry Giscard d’Estaing du 30 mars 1981 pour le quotidien du médecin

date de publication :03-12-2020


Avis 135 : "Accès aux innovations thérapeutiques : Enjeux éthiques"

De nouveaux médicaments constituent des innovations thérapeutiques à haute valeur ajoutée. On y trouve par exemple des traitements anticancéreux, à base d’anticorps monoclonaux ou des traitements « personnalisés », de certains lymphomes à base de lymphocytes « activés », ou des thérapies géniques pour des maladies génétiques. Ces traitements, issus de la recherche biomédicale, voient le jour dans un modèle totalement différent de celui jusqu’à présent mis en œuvre par l’industrie pharmaceutique.
Ces traitements sont très probablement amenés à se développer et leurs indications à s’élargir et concerneront ainsi de plus en plus de patients. Toutefois, les prix exorbitants de ces thérapies innovantes (jusqu’à deux millions d’euros par patient) posent la question de leur accès pour tous les patients qui pourraient en avoir besoin. De plus, leurs prix très élevés pourraient compromettre l’équilibre financier du système de santé solidaire comme celui qui prévaut en France, conduire à faire des choix et restreindre l’accès aux soins pour d’autres types de pathologies.
Le CCNE s’est autosaisi de ces questions majeures pour la santé publique et l’avenir de notre système de soins dans son avis 135 « Accès aux innovations thérapeutiques : Enjeux éthiques ». La pandémie Covid-19 met également en lumière l’importance de mener une réflexion éthique sur l’accès aux innovations thérapeutiques avec l’arrivée de vaccins de nouvelle génération, de cocktails d’anticorps monoclonaux.
Lire l’avis

date de publication :30-11-2020


Interfaces cerveau-machine : essais d‘applications médicales, technologie et questions éthiques

L’interface cerveau-machine (ICM) est une technique permettant de recueillir l’activité du cortex et de la transformer, grâce à un logiciel, en commande d’activités motrice ou sensorielle définies respectivement comme asynchrone et synchrone parce que dans ce dernier cas le cortex est stimulé par un événement extérieur alors que dans le premier il enclenche par la pensée un ordre moteur indépendant des nerfs et des muscles. Le recueil de l’activité corticale est soit extra crânien, et utilise l’électroencéphalographie, soit intracrânien avec implantation d’électrodes dans le cortex recueillant les potentiels émis.
Les applications médicales de l’ICM visent à restaurer la mobilité d’un ou plusieurs
membres suite à un accident ou une maladie. LA Benabid a mis au point une technique de commande corticale d’un exosquelette pour traiter des patients paraplégiques. G Courtine et J Bloch proposent de réactiver des circuits moteurs lombaires épargnés lors de l’accident. N Jarasse et G Morel font appel à des patrons supports constitués à partir des mouvements du tronc et de l’épaule accompagnant le mouvement voulu de la prothèse du bras amputé. A Lecuyer a développé un logiciel OpenViBE appliqué au neurofeedback qui permet au patient visualisant les ondes de son cerveau de les ramener par entraînement à une norme afin d’améliorer déficits moteurs et troubles mentaux. Pour restaurer la vision en cas de perte des photorécepteurs, S Picaud applique une stratégie consistant à réintroduire des informations visuelles dans le circuit neuronal en utilisant une puce électronique implantée en épi ou sous-rétinien afin de stimuler les cellules ganglionnaires et atteindre in fine le cortex visuel. Toutes ces recherches concernent un nombre isolé de malades rarement étudiés dans des conditions de vie normale. Pour passer à l’étape industrielle plusieurs défis doivent être affrontés : mieux connaitre les réseaux neuronaux impliqués, développer la détection des signaux neuronaux avec des électrodes plus fines, plus résistantes et assemblées dans des matrices en en positionnant un très grand nombre à la surface du cortex, progresser dans le domaine de l’informatique et de l’analyse des données. Toutes ces techniques soulèvent des problèmes éthiques dont les 3 principaux sont de préserver le caractère personnel de l’activité neuronale, de refuser toute coercition vis-à-vis du patient, et d’optimiser des dispositifs sauvegardant son pouvoir de décider. Ce rapport recommande un soutien public en faveur de la recherche académique et des
startups, la création d’une structure de mise en réseau des unités de recherche travaillant dans le domaine, le refus d’une autocratie permise par le développement du numérique.
[lire le rapport->

date de publication :24-11-2020


Peut-on faire confiance aux IA ?

Les algorithmes d’intelligence artificielle (IA) ont commencé à assister les humains dans des tâches courantes : conduire une voiture, conseiller un client, orienter un élève vers une filière d’enseignement supérieur, décider d’octroyer un prêt.

Le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) autorise ainsi la « prise de décisions individuelles automatisée », à condition qu’elle ne produise pas des « effets juridiques » ou affecte « de manière significative » la personne concernée. Dans toute autre situation, un algorithme d’IA ne peut émettre qu’un avis à destination d’un humain chargé de prendre la décision.
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date de publication :20-11-2020


Les IA comprennent-elles ce qu’elles font ?

Que ce soit dans vos choix de séries TV à regarder, dans l’analyse de vos résultats médicaux, dans vos rencontres amoureuses, dans l’attribution de votre prêt ou dans les réglages de vos prises de photos – les IA mettent leur grain de sel partout. Ce qui rend peut-être d’autant plus surprenante la réponse à cette question : non, aujourd’hui, les IA ne comprennent pas ce qu’elles font.

Par contre, décomposer la question et détailler la réponse permet de soulever beaucoup de problèmes, d’ambiguïtés et d’enjeux de l’« intelligence » artificielle. « Intelligence » avec des guillemets, car les méthodes actuelles sont essentiellement des simulations très spécifiques et convaincantes, sur lesquelles nous projetons beaucoup plus que ce qu’elles renferment réellement, à commencer par cette impression de compréhension. Il est difficile de savoir si, dans le futur, les IA continueront à ne pas comprendre. Mais, en l’état des connaissances, la réponse est « non »… jusqu’à preuve du contraire.
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date de publication :20-11-2020


Le Health data institute appelle à une véritable stratégie de la donnée en santé

La task force du Health data institute demande la mise en place d’une stratégie de la donnée en santé, au regard notamment de la nécessité d’intégrer de nouvelles sources de données. Le secteur privé doit y être intégré et l’open access favorisé.
"Un effort considérable de crise a été réalisé par les pouvoirs publics pour cartographier les sources de données pertinentes, générer des flux de données pour les données manquantes et organiser le contexte de leur exploitation." Cependant, le foisonnement des sources, les procédures de collecte ou encore la concurrence d’acteurs et de décisionnaires "laissent le paysage de la donnée complexe et disparate". C’est l’une des conclusions à laquelle est parvenue la task force dédiée à la lutte contre l’épidémie de Covid-19 du Health data institute. Dans son rapport, établi à l’issue d’une session d’auditions et d’un travail d’analyse, elle estime en effet nécessaire de définir une stratégie data, "dans le cadre d’une gouvernance clarifiée, en France et en Europe".
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date de publication :19-11-2020


TousAntiCovid : vie privée, sécurité informatique... L’avis d’un hacker "éthique" sur l’application

Les pouvoirs publics misent sur TousAntiCovid pour contenir la diffusion du virus, alors que la France est encore confinée. Mais quel est l’impact de cet outil de traçage numérique sur nos libertés ? Rencontre avec un hacker "éthique", qui a exploré les failles de sécurité de l’application.
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date de publication :13-11-2020


Le Conseil d’État maintient à court terme le Health data hub chez Microsoft

Un oui mais. C’est en l’état ce qui ressort de la décision du Conseil d’État sur l’hébergement des données du Health data hub chez Microsoft. S’il existe un risque, il ne justifie pas sa suspension. Une solution pérenne est attendue.
"Des précautions doivent être prises dans l’attente d’une solution pérenne." C’est la conclusion à laquelle est arrivé le Conseil d’État dans sa décision rendue le 14 octobre sur le Health data hub. S’il reconnaît l’existence d’un risque de transfert des données de santé qui y sont hébergées, il précise toutefois que ce risque "ne justifie pas, à très court terme, la suspension de la plateforme", comme demandée par les dix-huit requérants. Et ceci au regard de l’intérêt public important de poursuivre l’utilisation des données de santé pour les besoins de l’épidémie de Covid-19, précise-t-il dans un communiqué de presse.
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date de publication :15-10-2020


Le Conseil d’État demande au Health Data Hub des garanties supplémentaires pour limiter le risque de transfert vers les États-Unis

Dans son ordonnance du 13 octobre 2020, le Conseil d’État reconnaît l’existence d’un risque de transfert de données issues du Health Data Hub vers les États-Unis et demande des garanties supplémentaires. La CNIL conseillera les autorités publiques sur les mesures appropriées et veillera, pour l’autorisation des projets de recherche liées à la crise sanitaire, à ce que le recours à la plateforme soit réellement nécessaire.
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date de publication :14-10-2020


Débat : Face à l’incertitude, faire entrer la réflexion éthique à l’école

L’incertitude a fait une entrée fracassante à l’école. À peine trois semaines après la rentrée scolaire, le ministère de l’Éducation nationale a publié un nouveau protocole sanitaire allégé. Les camarades de classe et l’enseignant d’un élève de maternelle ou de primaire testé positif à la Covid-19 ne seront désormais plus considérés comme des cas contacts. Ce n’est qu’à partir de trois élèves contaminés que la fermeture de la classe sera envisagée. Cette modification du protocole sanitaire s’appuie sur l’avis du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) rendu le 17 septembre et qui « prend en considération que les enfants sont peu à risque de forme grave et peu actifs dans la transmission du SARS-CoV-2 ».
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date de publication :13-10-2020


Marseille : l’IA pour diagnostiquer les malformations cardiaques

Un enfant sur 100 naît avec une malformation cardiaque aujourd’hui en France. Souvent dépistée avant la naissance, cette pathologie passe encore, dans une minorité de cas, sous les radars. En cause, les limites de l’échographie qui n’est pas en mesure d’en diagnostiquer tous les détails avec précision malgré l’amélioration des techniques. "Il y a encore trop de loupés, en convient le docteur Edwin Quarello, chef du service gynécologie obstétrique échographie obstétricale, diagnostic prénatal à l’hôpital Saint-Joseph à Marseille. Mais il se défend d’être trop alarmiste car avec un peu plus de " 60% de malformations diagnostiquées, toutes pathologies confondues, dans le premier trimestre de grossesse, un peu moins de 50% au deuxième trimestre et 3 à 5 % qui apparaissent spécifiquement au 3e trimestre, le taux d’incidence est stable, en France depuis plusieurs années, tempère le spécialiste. Sans être chauvin, nous sommes même le pays où l’on a le mieux structuré cet examen et où on obtient le meilleur de taux de dépistage."
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date de publication :09-10-2020


La proposition de loi pour allonger le délai légal de l’IVG adoptée par l’Assemblée

Le gouvernement, qui juge le sujet "sensible", a saisi le Comité consultatif national ’éthique. Il devrait se prononcer avant l’arrivée de la proposition de loi au Sénat.

l’Assemblée nationale a adopté ce jeudi 8 octobre en première lecture une proposition de loi visant à allonger le délai légal pour l’avortement, mais son examen a ravivé les passions sur ce sujet jugé “sensible” par le gouvernement, prudent face à la majorité.
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date de publication :08-10-2020


Journée régionale de l’éthique du numérique en santé à Marseille

Dans le cadre de la grande concertation souhaitée par Dominique Pon et Laura Létourneau, respectivement responsable et déléguée ministériels de la Délégation au Numérique en Santé, autour des questions liées à l’usage du numérique en santé, l’agence régionale de santé PACA a organisé, à distance, un premier webinaire d’échanges autour de l’éthique du numérique en santé. Ce webinaire a marqué le lancement d’un programme d’échanges éthique et numérique qui conduira vers une prochaine journée régionale prévue pour le 1er trimestre 2021.
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date de publication :07-10-2020


Le DMP s’enrichit avec le projet d’accélération et de transformation de l’action publique

Simplification des mesures dérogatoires pour les marchés publics, enrichissement des accès au DMP, lien avec l’espace numérique de santé, facilitation des protocoles de coopération... Le projet de loi d’accélération et de transformation de l’action publique vient d’être adopté par les députés. Il vise à simplifier certains dispositifs.

Le projet de loi d’accélération et de simplification de l’action publique a été adopté le 6 octobre par l’Assemblée nationale par 332 voix pour et 113 contre. Ce projet de loi, a rappelé la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques Amélie de Montchalin, "a été conçu comme une réponse au grand débat national, dans l’optique de rapprocher l’action publique des citoyens". Il permet aussi de simplifier le quotidien des citoyens "dans des situations très concrètes", a précisé la ministre déléguée chargée de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher. Et de citer en exemple, la possibilité pour les personnes vivant en Ehpad d’utiliser "leur chèque énergie pour payer les factures d’énergie provenant de leur établissement".
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date de publication :07-10-2020


Stockage de données : les promesses de l’ADN synthétique

Le projet européen OligoArchive travaille à établir des preuves de concept pour le stockage de données sur de l’ADN synthétique. Un support en théorie inégalé en termes de densité d’information et de longévité, mais qui souffre encore de limitations techniques à surmonter.
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date de publication :28-09-2020


Les radiologues remplacés par l’intelligence artificielle ? Un interne s’attaque aux idées reçues

Alexandre Nérot ne regrette pas son choix pour la radiologie. Le jeune homme de 27 ans, en huitième semestre d’internat à Grenoble, avait opté pour cette spécialité en 2016. Pourtant, à cette époque, certains lui prédisaient le pire avec la disparition des radiologues… remplacés par l’intelligence artificielle (IA).
Les progrès fulgurants dans ce domaine laissaient entrevoir un tel scénario 5 à 10 ans plus tard. En France, des médecins très médiatisés, le Pr Guy Vallancien, le Dr Laurent Alexandre, le Dr Dominique Dupagne… tiennent le même discours. Pas très rassurant pour les candidats à l’internat de radiologie  !
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date de publication :26-09-2020


Sommes-nous prêts à cohabiter avec les robots ?

Au travail ou à la maison, les robots sont appelés à envahir notre quotidien. Pas pour nous remplacer, mais pour nous accompagner et nous assister. Avant de les accueillir dans nos vies, reste tout de même à améliorer la cohabitation avec eux… Un défi de taille pour la recherche à explorer dans cet article et grâce à FutuRobot, une série d’évènements dédiés à la robotique organisés par le CNRS jusqu’en juin 2021.
(Cet article est tiré du dossier « Ces robots qui nous veulent du bien », à découvrir dans le n° 8 de la revue Carnets de science en vente en librairies.)
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date de publication :21-09-2020


Application Alicem : un système d’authentification numérique controversé

Certaines innovations numériques, bien que considérées d’intérêt général, rencontrent la défiance. Une démarche d’innovation responsable pourrait anticiper et pallier ce déficit de confiance.

« Alicem » en est un bon exemple. Alicem est une application pour smartphone développée par l’État pour fournir aux Français une solution d’identité régalienne pour les démarches administratives en ligne. Elle repose sur l’option technologique de la reconnaissance faciale comme moyen d’activation du compte utilisateur pour permettre à ce dernier de prouver son identité numérique de manière sécurisée.
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date de publication :17-09-2020


Données anonymes… bien trop faciles à identifier

Téléphones, ordinateurs, cartes de crédit, dossiers médicaux, montres connectées, ou encore assistants virtuels : chaque instant de nos vies – en ligne et hors ligne – produit des données personnelles, collectées et partagées à grande échelle. Nos comportements, nos modes de vie, s’y lisent facilement. Mais faut-il s’en inquiéter ? Après tout, ces données qui nous révèlent sont souvent anonymisées par les organismes qui les collectent. C’est du moins ce que l’on peut lire sur leurs sites. Leur travail est-il efficace ? Et les données anonymes le sont-elles vraiment ? Dans notre dernier article publié dans la revue Nature Communications, nous développons une méthode mathématique qui montre que c’est loin d’être acquis. Elle a pu nous amener à réidentifier des individus parmi des bases de données anonymes et fortement échantillonnées, remettant en question les outils utilisés actuellement pour partager les données personnelles à travers le monde.
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date de publication :17-09-2020


Une intelligence artificielle pour mieux analyser les appels au SAMU

Chaque jour, les SAMU de France reçoivent environ 85 000 appels. Ce chiffre a presque doublé aux pires moments de la crise de la Covid-19. Le contenu de chaque appel fait l’objet d’un compte rendu informatisé au fur et à mesure des informations collectées par les différents intervenants : l’assistant de régulation médical lors de la prise d’appel, le médecin régulateur et l’assistant de régulation médical dédié à l’envoi des moyens et au suivi des bilans.

Se donner les moyens de suivre les évolutions des motifs de tous ces appels, c’est se doter d’un outil puissant et réactif d’observation de la santé de la population.
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date de publication :14-09-2020


Coronavirus : "Il ne faut pas revenir à un confinement", selon Delfraissy

Pour le président du Conseil scientifique, "les enjeux ne sont pas que sanitaires, mais également sociétaux et économiques". Jean-François Delfraissy estime qu’"il faut que la France reparte et qu’on apprenne à vivre avec le Covid".
Ecouter l’interview

date de publication :11-09-2020


Podcast : La course contre la montre d’un généticien face au Covid-19

Grâce à ce témoignage d’un généticien, vous pourrez apprendre comment le temps de la recherche a été totalement bousculé. C’était d’abord un flux impressionnant de publications à intégrer quotidiennement, puis une réflexion intense, mais rapide pour monter de nouveaux projets, et en apprendre plus sur la génétique du virus et celle des patients. Avec comme question centrale : y avait-il des déterminants génétiques expliquant la susceptibilité à tomber malade et à déclencher, ou non, une forme sévère.

date de publication :10-09-2020


Alain Cocq, l’homme de 57 ans souffrant d’une maladie incurable, hospitalisé après plusieurs jours sans traitement

Après avoir interrompu tout traitement et alimentation, il a accepté d’être transféré au CHU de Dijon lundi soir pour bénéficier de soins palliatifs.

« Je suis désolé, mais j’ai besoin de sérénité pour partir en paix » : Alain Cocq, atteint d’une maladie incurable et qui voulait se laisser mourir, a finalement accepté de bénéficier de soins palliatifs après plus de trois jours sans traitement ni alimentation. Agé de 57 ans, il a « été hospitalisé [lundi] soir après une intervention du SAMU », a fait savoir, mardi 8 septembre à l’Agence France-Presse (AFP), Sophie Medjeberg, vice-présidente de l’association Handi mais pas que !, confirmant une information de la radio RTL.

L’avocate, désignée comme mandataire par le Dijonnais pour l’assister dans sa fin de vie, avait, dans un premier temps, confié craindre que le malade ait été transporté au centre hospitalo-universitaire (CHU) de Dijon et soigné contre sa volonté. Mais il lui a confirmé au téléphone qu’il avait réclamé des soins palliatifs. « Il a bien récusé le refus de soins. Il souffrait trop, c’était trop dur. Il souhaite toujours partir, mais dans un processus sans souffrance. C’était trop difficile », a-t-elle déclaré.
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date de publication :08-09-2020


Interview d’emmanuel Hirsch autour du cas Alain Cocq

Faute de pouvoir bénéficier d’une assistance médicale active pour mourir, Alain Cocq, atteint d’une maladie incurable, a cessé vendredi 4 septembre de se soigner, de s’alimenter et de boire. Une décision radicale pour dénoncer la loi actuelle sur la fin de vie. Pour Emmanuel Hirsch, président du Conseil pour l’éthique de la recherche et de l’intégrité scientifique, une « exception d’euthanasie » aurait pu être envisagée.

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Interview d’emmanuel Hirsch sur Europe1

date de publication :05-09-2020


Animation présentant l’apport du numérique en santé

Découvrez un petit film d’animation autour des apports du numérique en santé.
Ce film a été réalisé par la cellule Éthique de la délégation ministérielle du Numérique en Santé

date de publication :24-07-2020


Les conclusions du Ségur de la santé

Le ministre de la santé, Olivier Véran, a dévoilé mardi ses propositions pour accélérer la « transformation du système de santé », durement éprouvé lors de la crise du Covid-19.
Les conclusions du rapport de Nicole Notat scrutent avec rigueur et ambition un système de santé qui suscite autant la fierté que la crainte de le voir perdre peu à peu son éclat. Elle propose des orientations fortes qui sont des fondations sur lesquelles nous allons bâtir, avec les territoires, la santé de demain. Des fondations qui s’enrichissent de deux accords signés le lundi 13 juillet 2020 avec le Premier ministre et les organisations syndicales représentant les personnels médicaux de l’hôpital public et l’ensemble des professions non-médicales.
Lire les conclusions
Lire les recommandations

date de publication :22-07-2020


E-santé Le DMP peut être un atout pour impulser le virage numérique en santé

Le DMP peut contribuer au virage numérique de la France, estime Cyrille Isaac-Sibille dans son rapport sur le dossier médical partagé et les données de santé. Des freins restent encore à lever pour favoriser son appropriation et son utilisation par les professionnels de santé et les citoyens. Il propose 37 recommandations pour en faire un atout pour la France.
[lire l’article->

date de publication :22-07-2020


E-santé Les citoyens attendent une e-santé inclusive et favorisant l’autonomie du patient

Cinq grandes thématiques ont émergé des ateliers citoyens organisés dans le cadre de la feuille de route du numérique en santé. Leurs attentes vis-à-vis de la e-santé sont également "fortes".
Des attentes "fortes". C’est le constat principal qui ressort des ateliers citoyens sur le numérique en santé organisés en 2019- 2020 par la délégation du numérique en santé dans le cadre de la feuille de route dédiée (lire notre article). Ces cinq ateliers ont permis de mettre en avant à la fois les attentes et les risques relatifs à la e-santé mais aussi de rechercher des optimisations, voire des solutions, est-il indiqué dans le rapport publié par l’Agence du numérique en santé (ANS).
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date de publication :21-07-2020


Interview de Jean François Delfraissy

Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, pour parler de l’épidémie de coronavirus.
"Notre avenir est dans nos mains, il faut respecter la distanciation sociale"


date de publication :20-07-2020


Application StopCovid : la Cnil met en demeure le ministère de la Santé

L’application, qui n’a été téléchargée que par 3% des Français, doit encore améliorer certains points pour être en conformité totale avec le RGPD.
Doit encore mieux faire. Après une série de contrôles sur l’application mobile française Stop Covid, destinée à pouvoir remonter aux personnes ayant été en contact avec un utilisateur testé positif au Covid-19, la Cnil estime que la deuxième version ne répond pas encore entièrement aux exigences du Règlement européen de protection des données (RGPD) et de la loi Informatique et Libertés . Le gendarme français a donc mis en demeure le ministère de la Santé et des Solidarité et lui donne un mois pour rectifier le tir.
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Lire la délibération de la CNIL mettant en demeure le ministère des solidarités et de la santé
Lire la délibération du bureau de la CNIL décidant de rendre publique la mise en demeure à l’encontre du ministère des solidarités et de la santé

date de publication :20-07-2020


Interview de Jean-François Mattei

Jean François Mattei président de l’académie de médecine et ancien ministre de la santé.
Port du masque : "il y a un relâchement, et il faut s’y opposer, notamment par la contrainte"


date de publication :19-07-2020


PMA. Le projet de loi bioéthique de retour à l’Assemblée nationale le 27 juillet

Reporté avec le remaniement, l’examen du projet de loi bioéthique se fera le 27 juillet à l’Assemblée nationale, en deuxième lecture, a-t-on appris ce mercredi 8 juillet 2020. Le projet de loi a déjà été adopté en commission début juillet.
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date de publication :16-07-2020


Projet bioéthique et citoyenneté

Durant l’année 2020 les élèves de la CPES spé S&T du lycée Thiers ont étudiés le DPI avec la collaboration de l’Espace Éthique PACA-Corse. Ils se sont aussi intéressé au débat public. Voici un résumé de leur projet annuel.
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date de publication :15-07-2020


Une stratégie de vaccination.

Dans un contexte Français et Européen où le virus continue à circuler de façon significative et dans un contexte international où la pandémie se propage dans l’hémisphère Sud, les trois comités scientifiques ont souhaité dès maintenant apporter un éclairage sur Une stratégie de vaccination aux autorités sanitaires.
Alors même que nous n’avons pas encore de vaccin, cet avis envisage les différents enjeux stratégiques et pratiques d’une vaccination de la population.

Cet avis pourra être complété dès la rentrée par ceux, plus détaillés, de la Haute autorité de santé et du Haut comité de la Santé publique.
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date de publication :09-07-2020


La loi de bioéthique, priorité du parlement pour juillet

La deuxième lecture du projet de loi aura lieu à la fin du mois à l’Assemblée nationale. Un calendrier qui scandalise les opposants au texte.
Le débat sur l’ouverture de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) aux couples de femmes aura bien lieu avant les vacances. Malgré les protestations d’Annie Genevard, vice-présidente (LR) de l’Assemblée nationale, la « conférence des présidents » (regroupant Richard Ferrand et les principaux chefs de groupes et de commissions) a choisi de placer les discussions de seconde lecture sur le projet de loi bioéthique à la dernière semaine de juillet. Une décision qui fait écho à la résolution du gouvernement, le premier ministre Jean Castex ayant décidé en début de semaine d’allonger la session parlementaire dans cet objectif. Les dix groupes parlementaires auront ainsi environ 25 heures pour discuter des quelque 2000 amendements pris en commission...

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date de publication :08-07-2020


CNPEN - Les enjeux éthiques des agents conversationnels

Le Comité national pilote d’éthique du numérique (CNPEN) a été créé en décembre 2019 à la demande du Premier ministre. Constitué de 27 membres, ce comité réunit des spécialistes du numérique, des philosophes, des médecins, des juristes et des membres de la société civile. L’une des trois saisines soumises par le Premier ministre au CNPEN concerne les enjeux éthiques des agents conversationnels, appelés communément chatbots, qui communiquent avec l’utilisateur humain par la voix ou par écrit. Ce travail du CNPEN vient en prolongation des travaux initiés par la CERNA, Commission d’éthique de la recherche en sciences et technologies du numérique de l’alliance Allistene.
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date de publication :26-06-2020


Le projet de loi bioéthique prévoyant la PMA pour toutes revient à l’Assemblée en juillet

L’examen du texte en seconde lecture avait initialement été décalé après l’été en raison de la crise sanitaire, provoquant la colère de certains élus de la majorité.
Le calendrier s’accélère pour l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes. Alors que les responsables de la majorité avaient assuré que le projet de loi bioéthique ne pourrait être adopté comme prévu avant l’été, le décret de convocation de la session extraordinaire paru ce mardi 16 juin au Journal officiel prévoit un examen en deuxième lecture à l’Assemblée dès juillet. Le texte sera au menu des députés tout au long de la semaine du 6 juillet.
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date de publication :16-06-2020


Contribution du CNPEN dans le cadre de la consultation sur le livre blanc de la Commission européenne sur l’intelligence artificielle)

La Commission européenne a publié le 19 février 2020 un Livre blanc intitulé « Intelligence artificielle. Une approche européenne axée sur l’excellence et la confiance » qu’il a soumis à consultation publique. Ce texte est la contribution du CNPEN à cette consultation.
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date de publication :15-06-2020


Podcast : Conférences : Autour de la « folie » et de la maladie mentale Jeudi 18 Mars 2021

Conférences : « Autour de la « folie » et de la maladie mentale »
Comment les religions perçoivent, accueillent, soutiennent et intègrent-elles les personnes atteintes de maladies mentales ?

  • Approche juridique : Me Julien CLEYET-MAREL
  • Point de vue bouddhiste : Mme Edith BERMANN
  • Point de vue catholique : Père Jean-François NOEL
  • Point de vue protestant : Pasteur François VOUGA
  • Point de vue musulman : Imam Mourad HAMZA
  • Echange avec la salle
date de publication :